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Impressionnisme

Du romantisme à l'impressionnisme et du néo-impressionnisme au symbolisme

Le Docteur Faure a remis un véritable itinéraire de l'Histoire de l'Art, de 1850 à 1900 environ, montrant l'évolution de la peinture durant cette pédiode, du Romantisme à l'Impressionnisme et du Post-Impressionnisme au Symbolisme. Les portraits de femmes, toujours belles, raffinées, ainsi que les paysages, sont les plus nombreux.

L'impressionnisme

L’impressionnisme est une recherche commune à certains artistes - notamment de 1874, première exposition du groupe, à 1886, dernière exposition - face à la problématique de leur art. Ils proposent de nouvelles lois de la couleur et de la lumière. Ce qui se traduit notamment par une suppression des contours, une variété de tons, des éclats de lumière nouveaux, des touches larges. Ils rompent avec les formes admises.
«L’impressionnisme suggère les formes, les distances, par les vibrations et les contrastes de couleurs».
Claude Schaeffner.

Style

  • Tons clairs, couleurs pures, accordées ou contrastées, selon la loi des complémentaires, en supprimant les gris et les tons intermédiaires.
  • Vibration de la lumière qui intègre les ombres au mouvement qu’elle crée.   
  • L’ombre colorée, la tache, doivent donner le dessin.
  • Abandon des contours, du modelé, du clair-obscur. Touche fragmentée.

Artistes représentés au musée Faure

  • Thomas COUTURE (1815-1879). Ernest MEISSONIER (1815-1891). Peintres « Pompiers », c’est-à-dire peintres officiels d’Histoire. Auteurs de grandes fresques.
  • Georges MICHEL (1763-1843). Paysage au Moulin. Surnommé le «Père du paysage moderne». Paysagiste romantique. Un des premiers à peindre «sur le motif».
  • François Frédéric GROBON (1815-1901). François Joseph MARTINEL (1763-1829).  Paysagistes romantiques régionaux.
  • Jean Victor BERTIN (1775-1842). Alfred STEVENS (1828.1906).
  • Félix ZIEM (1821.1911).  Peintres de Paysage qui ont travaillé à la manière romantique (J.V.Bertin) et à la manière impressionniste (A. Stevens, F. Ziem)
  • ADOLPHE MONTICELLI  (1824-1886). Assemblée dans un parc, la châtelaine. Deux oeuvres peintes dans la dernière période de sa vie, à Marseille. Sorte de rêverie fantasmagorique. Premier peintre matiériste, il peint au doigt et travaille sur les épaisseurs. 
  • François-Auguste RAVIER (1814-1895). Crémieu, Environs de Morestel, Etang et Rochers.  Franc-tireur pré-impressionniste. Originaire de Lyon. Premier à peindre des séries, au même endroit, à des moments différents. Spontanéité d’éclairage, couleurs pures.
  • Camille COROT (1796-1875). Paysage à Montgeron. Simplicité bucolique, douceur subtile de la lumière. Un des grands paysagistes français. Il «démocratise» le paysage. Observation directe de la nature, sens de la lumière. La nature avant tout. Précurseur des impressionnistes.
  • Constant TROYON (1810-1865).  Membre du groupe de Barbizon et de Honfleur, il découvre en 1847, lors d’un voyage en Hollande, les peintres animaliers du XVIIème. Il se spécialise dans la peinture de bétail. Pâturage aux environs d’Honfleur. Bonne facture, intéressants rendus de lumière, peinture attrayante.
  • Stanislas LEPINE (1835-1892). Peintre normand, il est formé à l’Ecole de Corot, et influencé par les peintres de Honfleur. L’Ancien Pont du Carrousel, Voilier à Rouen, le Pont des Arts. Premier peintre de la Seine et des paysages parisiens. Il est un des premiers peintres impressionnistes.
  • John-Singer SARGENT (1856-1925). Peintre américain, il fait l’essentiel de sa carrière en Europe, à Paris, puis à Londres. Il déstructure le paysage pour bien individualiser le personnage, qui devient une tache blanche sur un fond vert. Il peint ici Judith Gautier, fille de Théophile Gautier. Il est plus «moderne» que les impressionnistes.
  • Paul CEZANNE (1839-1906). Vue de Bonnières. Un des tout premiers paysages de la première partie de l’œuvre de Cézanne. La rapidité d’exécution des impressionnistes le «choque» et il revient ainsi inlassablement sur un tableau, parfois quelques années après. Ce tableau forme un ensemble géométrique comprenant trois lignes horizontales - le ciel, la terre et l’eau - reliées entre elles par des formes verticales.
  • Eugène BOUDIN (1824-1898). Plage à Trouville, Marée Haute, la Seine à Rouen, Jour de Foire. Ces tableaux illustrent les variations sur un même thème. Démarche qui sera  reprise par tous les maîtres impressionnistes. Il est le dernier maillon de la chaîne menant à l’Impressionnisme. Sa technique consiste en de petites touches rompues. Ciels illustres aux lumières mouvantes.
  • Johan Barthold JONGKIND (1819-1891). Paysage de la Côte-Saint-André, Clair de lune sur le canal, Maison de la rue St-Jacques, Eglise St-Séverin, Cimetière des Balbins. Hollandais, peintre de paysages, il mène à l’Impressionnisme. Il reçut l’hommage des premiers impressionnistes. il possède un solide sens de la couleur, par petites touches fractionnées.
  • Camille PISSARRO (1830-1903). Il est au cœur de l’Impressionnisme, passionné par la réalité de la lumière. Il s’affirme comme le peintre de la nature agreste et de la vie paysanne. Après 1884, il s’installe à Eragny et se convertit au néo-impressionnisme - pointillisme/divisionnisme : Pommier sous le Soleil, Pré sous le soleil. Il reprend sa manière ancienne avec plus de couleurs. Vers 1893, apparaissent les séries. Ce sont surtout des paysages à la belle saison.
  • Victor VIGNON (1847-1909). Elève de Corot, ami de Pissarro. Impressionniste, il a ses propres facultés de coloriste. La Route de la Falaise, Paysanne aux champs : scènes de campagne animée.
  • Pierre BONNARD (1867-1947). En 1889, il adhère au groupe des Nabis. Influencé par les estampistes japonais, il recherche une voie nouvelle entre impressionnisme et modernité. Il est un des plus grands coloristes du XXème siècle.
  • Edgar DEGAS (1834-1917). Est passionné par l’observation du geste, de la forme, du mouvement. Se situe en marge de l’Impressionnisme. Il est le maître incontesté du pastel (légèreté). Danseuses mauves, Vase d’œillets, Eventail. Ses compositions sont influencées par l’art japonais. Il sculptait et façonnait pour son propre plaisir, mais également parce qu’il perdait la vue.
  • Edouard VUILLARD (1868-1940). Appartient au groupe des Nabis jusqu’en 1900-1905, période pendant laquelle il devient portraitiste de la bonne société parisienne. Ce pastel représente Missia Natanson, grande amie de l’artiste. Remarquable peintre intimiste.
  • Albert LEBOURG (1849-1928). Petit maître de l’Impressionnisme. De l’école de Rouen.
  • Albert MARQUET (1875-1947). Un des peintres de l’exposition «Fauve» de 1905. Est ensuite resté fidèle au Paysage et notamment aux paysages parisiens.
  • Henri LEBASQUE (1865-1937). Un des bons peintres post-impressionnistes, à la charnière du Fauvisme.
  • Jean PUY (1876-1960). Originaire de Roanne. Est l’un des «Fauves» de l’exposition de 1905.
  • Robert ANTRAL (1895-1940). Paysagiste de la première moitié du XXème siècle. De la lignée Cézanienne.
  • Charles COTTET (1863-1924). Peintre d’origine savoyarde. A travaillé à Pont Aven. Important post-Impressionniste.
  • Jules DESBOIS (1851-1935). Un des principaux élèves et collaborateurs de Rodin.
  • Edmond AMAN-JEAN (1860-1936). Femme au chapeau noir, délicat pastel magnifiquement maîtrisé. Il appartient au mouvement symboliste. Charme mélancolique et rêverie langoureuse émanent de son œuvre.