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Gestion des espaces verts

Labellisée Grand prix européen du fleurissement, Grand prix national du fleurissement 4 fleurs et Fleur d'or, Aix-les-Bains se distingue par une notoriété ancestrale en termes d'aménagements floraux. Le savoir-faire de nos jardiniers est également reconnu en matière de gestion biologique des espaces verts avec une production quasiment 100 % sans pesticide. La Ville est d'ailleurs labellisée au niveau 3, le plus haut niveau dans ce domaine.

La lutte biologique intégrée

Pour éviter les traitements chimiques et protéger l'environnement, la Ville a introduit la protection biologique intégrée dans les serres municipales. Derrière cette formule mystérieuse se cache l’utilisation d’organismes vivants comme les guêpes ou les coccinelles pour prévenir ou réduire les dégâts causés par les ravageurs comme les pucerons ou les cochenilles farineuses sur les productions végétales.

Qu’est ce que la protection biologique intégrée ?

Voici quelques définitions :

Lutte biologique : utilisation d’organismes vivants pour prévenir ou réduire les dégâts causés par les ravageurs aux productions végétales.
Protection intégrée : conception de la protection des cultures dont l’application fait intervenir un ensemble de méthodes satisfaisant les exigences à la fois écologiques, économiques et toxicologiques, en réservant la priorité à la mise en œuvre délibérée des éléments naturels de limitation et en respectant les seuils de tolérance.
Protection biologique intégrée (PBI) : moyen de protection des cultures donnant la priorité à la lutte biologique contre les ravageurs en réalisant des lâchers d’auxiliaires ou en favorisant leur développement. Lorsque ces moyens biologiques ne permettent pas de contrôler les ravageurs, ou lorsque le coût devient trop important, des produits chimiques respectant les auxiliaires, la santé et l’environnement sont appliqués.
Les auxiliaires peuvent être des insectes, des acariens, des nématodes, des champignons entomopathogènes, des bactéries. Ils ont 2 modes d’action : ils peuvent manger ou parasiter un ou des ravageurs. Le parasitisme peut se faire à l’intérieur ou sur l’individu d’une autre espèce. Le parasite demeure alors en relation étroite avec l’hôte et s’en nourrit sans rien lui apporter de profitable en échange.

Pourquoi avoir opté pour la protection biologique intégrée ?

Après un essor considérable, la lutte chimique a montré de nombreuses failles touchant aussi bien des problématiques d’environnement que de santé. De plus son efficacité a été remise en question par les phénomènes de résistance aux pesticides qui ont été observés. La protection biologique intégrée, lorsqu’elle peut s’appliquer, constitue une bonne alternative à la lutte chimique.

Mise en œuvre

Avant d’installer la lutte biologique intégrée, quelques précautions ont été nécessaires .Tout d’abord le service a dû procéder à un vide sanitaire pour que la serre soit indemne de tous problèmes phytosanitaires. Ensuite une désinfection a été réalisée sur les parois de la serre, le sol, ainsi que toutes les tablettes de cultures.
 lâchers pour que les insectes auxiliaires ne risquent pas d’être incommodés avec les résidus de produits chimiques rémanents non-homologués pour ce type de traitement.

Cette nouvelle façon de produire et de traiter demande aux agents une compétence supplémentaire en parasitologie et en reconnaissance des insectes afin de connaître quelle espèce d’auxiliaire sera la mieux adaptée pour combattre l’insecte phytophage.

En pratique...

Chaque semaine ou quinzaine, le service reçoit une livraison d’insectes auxiliaires sous  formes de pupes (œufs) ou d’œufs colonisés par les futurs insectes qui viendront ensuite soit manger le prédateurs ou le tuer en le parasitant !

Quels insectes sont traités dans les serres de la Ville ?

6 insectes ravageurs ont été déterminés :
Appelés également mouches blanches de la serre, ils sont détruits par un auxiliaire, l’encarsia formosa. Cette petite guêpe pique les larves et se nourrit de leur contenu par succion. 3 à 4 semaines après le lâcher, réalisé tous les 15 jours, on trouve déjà des mouches blanches parasitées.
Les pucerons. Ils peuvent devenir rapidement un fléau, sans vigilance dès leur apparition ! C'est aussi un autre hyménoptère qui viendra parasiter l’insecte prédateur en pondant dans son corps !
La cochenille farineuse, insecte qui se nourrit de la sève de la plante, provoque de forts dégâts sur le végétal. Son prédateur est le cryptolaemus montrouzieri, petite coccinelle noire à tête orange qui vient d’Australie ! Les jeunes larves mangent surtout les œufs de cochenilles et les larves âgées se nourrissent de tous les stades de cochenilles.
Les autres insectes prédateurs souvent présents dans les serres sont le thrips, les acariens (araignées rouges) et la mouche des terreaux. Pour cette dernière il existe un autre auxiliaire qui est le nématode. Il va pénétrer à l’intérieur du corps de la larve de cette mouche, se multiplier et empoisonner la larve qui meurt rapidement.

A chaque problème rencontré existe une solution. Le but n’étant pas d’éradiquer les populations phytophages, mais de pouvoir gérer le problème.
La mise en place de ces méthodes conduit à un équilibre, en maintenant par l’action de prédation et de parasitisme à un seuil suffisamment bas pour éviter les dégâts aux cultures.